Quand l’humanité confie son histoire à la Lune

Et si, face aux fragilités de notre monde, nous faisions le choix de transmettre l’essentiel ? C’est le pari audacieux de Sanctuary On The Moon, un projet hors norme imaginé par Benoît Faiveley, ingénieur aérospatial et ancien journaliste, qui conjugue deux passions fondatrices : raconter des histoires et explorer l’espace.

LE VENDREDI 6 FÉVRIER 2026

« J’ai eu différentes vies : celle de journaliste, d’ingénieur, de réalisateur de documentaires. J’aimais raconter, transmettre, donner du sens. J’ai conservé de l’ingénierie mon amour pour l’exploration spatiale. Sanctuary On The Moon est né de cette envie de réunir ces deux mondes », explique Benoît Faiveley, frustré de constater combien de traces de notre passé ont disparu, faute de supports durables. La lecture de Carl Sagan et du mythique Golden Record envoyé avec les sondes Voyager agit comme un déclic : pourquoi ne pas laisser, nous aussi, un message ? Un message destiné à nos descendants, ou peut-être à d’autres formes de vie. Un portrait sensible et scientifique de l’humanité.

Après sept à huit ans de réflexion et de recherche, Sanctuary On The Moon prend forme. Le projet vise à déposer sur la Lune une capsule temporelle composée de 24 disques de saphir de plus d’un kilo (1,4 kg précisément), gravés de milliards de micropixels, capables de résister à l’obsolescence numérique pendant des millions d’années. 

Le contenu de la capsule s’articule comme un triptyque humaniste. D’abord, ce que nous sommes : notre biologie jusqu’au génome humain. Ensuite, ce que nous savons : une synthèse des connaissances scientifiques majeures sur la matière, la vie, l’eau, l’espace, les exoplanètes. Enfin, ce que nous faisons : l’art, la musique, la création, réinterprétés et racontés à travers une curation assumée de 8 heures d’audio. « Je ne me vois pas comme celui qui raconte tout, mais comme un producteur, un curateur. Je délègue à des experts le soin de raconter, de choisir, d’assumer des partis pris », confie Benoît Faiveley, devenu entrepreneur. Sanctuary embrasse l’imperfection humaine, tout en visant une transmission universelle.

Quand l’espace sert l’humain

Plus qu’un geste symbolique, Sanctuary On The Moon est une réflexion profonde sur notre rapport au temps, à la mémoire et à la responsabilité collective. Un projet tourné vers l’espace, mais profondément ancré dans l’humain. Pour ce faire, Benoît Faiveley s’est entouré d’une équipe internationale de scientifiques, chercheurs, ingénieurs, artistes et curateurs, soutenue par des partenaires prestigieux : CNES, CEA, INRIA et la NASA, qui a réservé 1,4 kg à Sanctuary à bord d’une mission Artemis, prévue à l’horizon 2029. Autre partenaire de choix,  l’UNESCO. « L'acronyme UNESCO porte d’ailleurs en lui le cœur de Sanctuary, révèle l’entrepreneur. On l'oublie trop souvent mais les E, S et C, signifient Education, Science et Culture ». 

Interventions inédites lors de la soirée de lancement

Une soirée de lancement a lieu le 18 février avec les Membres Parnasse. Au programme, les interventions inédites de Jean-François Clervoy et Allan Petre autour de l’exploration lunaire mais aussi du programme Artemis et de l’avenir du spatial ou encore les présentations des disques de saphir destinés à la Lune. La soirée se poursuivra par le lancement de « What we make » la phase culturelle du projet ainsi qu’une projection privée de « destination Moon », le film immersif de l’atelier des Lumières. Ce sera surtout l’occasion pour les Membres du Cercle d'échanger avec Jean-François Clervoy et Benoît Faiveley et, pourquoi pas, de participer à l’aventure de Sanctuary on the Moon. 

Le site : www.sanctuayonthemoon.com

Découvrez la vidéo teaser de l'événement en collaboration avec Parnasse

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