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Au pied de la Tour Eiffel, Karien Hervé a imaginé bien plus qu’un lieu : un cocon. Ni hôtel, ni centre de formation, la Maison du Dix est une adresse hybride où l’histoire dialogue avec l’innovation et où l’humain reste le fil rouge de chaque expérience. Karien Hervé, Membre Parnasse et Présidente de la Maison du Dix, invite dirigeants, créateurs et décideurs à ralentir, se reconnecter et tisser du lien dans ce lieu hors du temps. Rencontre avec une femme pour qui l’hospitalité est avant tout une affaire de confiance, d’émotion et de partage.
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Quelle est l’histoire de la Maison Le Dix ?
Rien ne me destinait réellement à porter ce projet. En 2019, j’étais en charge de la rénovation numérique au sein du groupe Hervé, lorsque mon mari m’a proposé de rénover ce bâtiment situé au pied de la Tour Eiffel. Il a même été construit avant la Tour Eiffel. Nous avons eu un coup de cœur sans véritablement savoir ce que nous en ferons. Ce lieu magique allait forcément devenir un endroit à part. Le Dix s’est construit sur un paradoxe assumé : celui de l’innovation et de l’histoire. C’est un bâtiment hybride, rare, qui a évolué au fil des rencontres, des échanges, des inspirations, de ses propriétaires - toutes des femmes. Le lieu est devenu ce qu’il devait être, à la fois dans sa forme et dans son fond.
Quelle est justement la raison d’être de la Maison Le Dix ?
Le fil rouge du Dix, c’est l’humain, la création, la relation, la rencontre. J’ai souhaité le rénover en tenant compte de son histoire sans jamais perdre l’essentiel. Le projet a progressivement grandi, nourri par des artisans, des architectes, des partenaires passionnés. Mais l’intention n’a jamais changé : faire du lien une force.
Quand la Maison Le Dix a-t-elle officiellement vu le jour ?
Le Dix a ouvert ses portes en 2025. L’un de nos premiers événements a été organisé avec le groupe Shiseido (partenaire de l’espace bien être - NDLR). Cette collaboration, entre tradition et innovation, incarnait parfaitement notre ADN. Elle a surtout montré une chose essentielle : Le Dix n’est pas un simple lieu événementiel. Nous ne sommes pas des murs mais un cocon magique, nous faisons vivre une expérience.
On l’aura compris, le Dix n’est ni un hôtel classique ni un centre de formation traditionnel. Comment définiriez-vous ce lieu hybride ?
Le Dix est construit sur des paradoxes. C’est un cocon, un lieu de caractère, presque magique, où l’on vient pour se transformer. On peut y organiser une réunion, un événement, un séjour. On en repart toujours différent. Nous faisons tout pour que l’expérience laisse une empreinte, qu’elle s’inscrive dans la mémoire.
Vous parlez souvent du Dix comme d’un “écosystème de transformation”. Qu’est-ce que cela signifie ?
En effet, on ne traverse pas Le Dix sans changement. L’architecture s’inspire de la nature, avec des matières brutes, des formes douces, des couleurs naturelles, des rondeurs. Tout est pensé pour le bien-être de ceux qui l’occupent : les volumes, la lumière, le mobilier. Les meubles ne sont pas intimidants, ils invitent à s’asseoir, à se détendre, à faire confiance. J’ai choisi chaque pièce comme si c’était pour ma propre maison, en mélangeant mobilier sur mesure et pièces existantes. Ici, tout est conçu pour créer un climat de confiance. Et c‘est justement cette confiance qui fait que l’on se sent comme nulle part ailleurs.
Qui sont vos clients aujourd’hui ?
Majoritairement des chefs d’entreprise et des organisations qui évoluent à la croisée de l’histoire et de l’innovation. Tous viennent chercher un lieu hors du commun, pour réfléchir, respirer, se reconnecter. Nous accueillons aussi des architectes, des créateurs, des décideurs qui viennent s’inspirer du lieu. Très souvent, les hôtes repartent avec une seule envie : revenir et partager Le Dix avec leurs collaborateurs, leurs clients, parfois même leur famille.
Qu’est-ce que les dirigeants viennent chercher au Dix qu’ils ne trouvent plus ailleurs ?
De la reconnexion mais aussi de la rareté. Ce lieu protège du tumulte du monde et permet de prendre du recul. Le Dix est une atmosphère à elle seule, une transparence, elle permet une reconnexion à l’humain. Cette Maison agit comme un catalyseur.
Votre définition de l’hospitalité semble aller bien au-delà du service. Que signifie “accueillir” pour vous ?
Accueillir, c’est avant tout créer un climat de confiance. Si une personne se sent bien ici, alors nous aurons rempli notre mission. La confiance est la base de tout ce qui se vit au Dix. Mon mari met souvent le rouge en évidence quand il parle du Dix (le “rouge" du "bleu blanc rouge”) : le rouge est le cœur, celui qui permet d’agir avec intelligence émotionnelle. À partir du moment où nous nous sentons en sécurité, nous pouvons nous reconnecter à soi et aux autres.
Cette Maison est un bijou de technologie. Comment trouvez-vous l’équilibre entre la technologie de pointe que vous avez installé et l’humanité qui s’y dégage ?
La technologie est un outil, jamais une fin. Nous proposons des dispositifs très avancés - intelligence artificielle, hologrammes, visualisation 3D, bâtiment intelligent - toujours au service du confort, de la simplicité et parfois de l’émerveillement. Tout est intuitif. Les hôtes restent maîtres de leur environnement, sans jamais avoir à se demander “comment ça marche”. La technologie s’efface pour laisser place à l’expérience.
Pouvez-vous nous parler des espaces et des chambres ?
La Maison Le Dix compte huit chambres, dont une suite, avec pour certaines une vue directe sur la Tour Eiffel. Ce qui est rarissime puisqu’aucun hôtel n’est situé directement sur le Champs-de-Mars. Les entreprises peuvent les utiliser ou non, selon leurs besoins. Nous avons aussi un espace bien-être avec un bain japonais à 39 degrés, propice aux rituels partagés, comme une cérémonie du thé. Contrairement à un spa classique, c’est un lieu qui se vit ensemble, dans le lien, encore une fois, dans la connexion. On n’y vient pas pour un plaisir individuel mais pour partager.
Qu’est-ce qui vous touche le plus lorsque les hôtes quittent Le Dix ?
Ce qui me touche, c’est de percevoir une transformation intérieure. Des personnes pressées repartent apaisées, avec un regard plus doux, un point de vue différent. Certains sont touchés par l’histoire du bâtiment, d’autres par la technologie, d’autres encore par le sens de l’hospitalité. Mais dans tous les cas, les hôtes repartent avec ce moment éphémère gravé dans la mémoire. Quand je ressens cette douceur que ce soit dans un regard ou une poignée de main, je sais que le pari est gagné.
Pour conclure, trois mots pour définir la Maison Le Dix ?
Transformation, éveil des consciences, cocon
Le site : www.ledix-paris.com
Reconnu pour son art du « décoiffé maîtrisé », la précision de ses coupes et ses services ultra exclusifs, John Nollet, Membre Parnasse, a fait du cheveu un terrain d’expression à part entière. Entre cinéma, palaces, clientèle privée et création d’objets, il compose des expériences sur mesure, où la main, le temps et l’émotion sont au cœur de tout.
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En 2012, Serge Muller et son épouse Caro donnent naissance à Mad Lords : un écrin clandestin devenu culte où la joaillerie n’est plus un produit mais une expérience, un geste, presque une philosophie. Ancien banquier d’investissement, diplômé de Dauphine et HEC, passionné de pierres précieuses, Serge, avec Caro, muse et co-créatrice, a façonné une maison singulière, nourrie d’art et d’hédonisme.
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