David Ducci : « Au-delà du football, ce sont les dynamiques humaines qui m’intéressent »
David Ducci : « Au-delà du football, ce sont les dynamiques humaines qui m’intéressent »
Ancien footballeur professionnel passé notamment par Monaco, aujourd’hui consultant au sein de Sud Sport Agency, David Ducci évolue depuis toujours dans l’univers du sport. Mais derrière les terrains et les coulisses du football, ce sont surtout les comportements humains qui captent son attention. Une fascination qui l’a conduit à écrire Family Stadium, son premier roman.
Rencontre
Vous avez été footballeur à Monaco. Quels souvenirs gardez-vous de cette période ?
Le football m’a construit. C’est un environnement où l’on apprend très tôt l’exigence, la discipline et la compétition. J’ai eu la chance d’évoluer à Monaco, dans un univers extrêmement structuré où l’on comprend rapidement que le talent seul ne suffit pas. Il faut du travail, de la régularité, de la force mentale. Ce sont des apprentissages qui me servent encore aujourd’hui.
Après votre carrière de joueur, vous êtes resté dans cet univers mais sous une autre forme. Que faites-vous aujourd’hui chez Sud Sports Agency ?
Nous évoluons dans l’écosystème du sport business. Nous accompagnons différents acteurs : fédérations, marques, partenaires, organisateurs d’événements… Notre rôle consiste à créer des connexions et à développer des opportunités autour du sport. Le football reste naturellement très présent mais nous travaillons plus largement sur des projets sportifs variés.
Le sport est souvent perçu uniquement à travers sa dimension spectaculaire. Vous semblez regarder davantage ce qui se passe derrière…
Oui, ce qui m’intéresse depuis toujours, ce sont les coulisses. Le terrain n’est finalement que la partie visible. Derrière, il y a les relations humaines, les jeux d’influence, les ambitions, les loyautés, les conflits parfois. C’est un univers extrêmement riche parce qu’il concentre énormément d’émotions et de rapports humains.
C’est ce qui vous a conduit à écrire votre premier roman : Family Stadium ?
Complètement. Le football est un univers que je connais bien, donc c’était un point de départ naturel. Family Stadium est un thriller qui utilise le football comme point d’entrée pour explorer les notions d’héritage, de pouvoir et de loyauté. Le livre parle surtout de transmission, d’héritage et des relations humaines. Le sport est davantage un décor qu’un sujet central.
Comment présenteriez-vous l’histoire ?
C’est un thriller qui plonge dans les coulisses d’un univers où se mêlent famille, pouvoir, argent et ambitions personnelles. À travers cette intrigue, j’avais envie d’explorer ce qui pousse les individus à agir, les choix qu’ils font et ce qu’ils transmettent aux générations suivantes.
L’héritage semble être un thème important dans votre livre. Pourquoi ?
Parce qu’au fond nous portons tous quelque chose que l’on nous a transmis : des valeurs, des croyances, une histoire familiale, une façon de voir le monde. L’héritage ne se limite pas à quelque chose de matériel. Il nous construit souvent davantage qu’on ne le pense.
Votre roman évoque aussi les rapports de pouvoir. Selon vous, transforme-t-il les individus ou révèle-t-il leur vraie nature ?
Je pense qu’il révèle beaucoup de choses. Le pouvoir agit parfois comme un accélérateur. Il peut amplifier certaines qualités mais aussi certains défauts. Ce sujet me fascine parce qu’on retrouve ces mécanismes partout : dans le sport, dans l’entreprise, en politique, dans la famille… Finalement, on parle toujours d’êtres humains.
On sent que derrière votre regard sur le football, il y a une réflexion plus large sur la nature humaine.
Oui, certainement. J’ai évolué dans un environnement où l’on observe énormément les comportements humains. Le sport de haut niveau agit un peu comme un laboratoire : les émotions y sont fortes, les enjeux importants, les réactions souvent exacerbées. Ce qui m’intéresse aujourd’hui, ce n’est pas uniquement la performance mais ce qu’elle raconte sur les individus.
Vous avez récemment sorti la BO de votre ouvrage. C’est assez rare. Pourquoi l’avoir fait ?
Je ne sais pas exactement. Disons que sur mes réseaux sociaux (notamment le compte Instagram de Family Stadium), j’avais publié l’album qui m’avait accompagné lors de mon écriture du Tome 1 et lors du lancement du livre.
J’avais envie que cette musique reflète la saga et l’univers de Family Stadium. Cela n’a, en effet, jamais été fait. Cela montre à quel point, j’aimerais qu’il devienne une œuvre à l’écran.
Quels retours avez-vous reçus sur Family Stadium ?
Les lecteurs me parlent beaucoup de l’intrigue bien sûr, mais aussi des personnages et des relations entre eux. Certains me disent qu’ils se reconnaissent dans certaines situations, même sans connaître le football. Et c’est probablement ce qui me fait le plus plaisir : comprendre que l’histoire dépasse son cadre initial.
Vous êtes Membre Parnasse. Qu’y trouvez-vous ?
Une vraie simplicité dans les échanges et une grande fluidité, notamment quand on voyage beaucoup comme moi qui partage mon temps entre plusieurs zones géographiques. Mais il y a aussi une dimension humaine importante : des rencontres, des discussions et des profils très variés.
Et la suite ? Un deuxième livre peut-être ?
La réponse est oui car c’est une saga en 3 tomes. L’écriture est une expérience passionnante. Quand on commence à raconter des histoires et à observer le monde différemment, les idées arrivent assez naturellement… Mais ce que j’adorerais, c’est que cette saga soit adaptée à l’écran et que la chanson Maratea Madre Nera soit interprétée par Patrick Fiori.
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