The Del : certains l’aiment toujours chaud

San Diego

Hôtel del Coronado, 1500 Orange Avenue, San Diego

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The Del : certains l’aiment toujours chaud

Entré dans la légende pour avoir servi de décor au film Certains l’aiment chaud, le Del reste l’hôtel préféré des présidents et des stars. Style victorien océanique et mythologies modernes en chambres et beach cottages. Nobody’s perfect...

Tournée en 1959 par Billy Wilder avec Marilyn Monroe, Tony Curtis et Jack Lemmon, Certains l’aiment chaud, irrésistible comédie de transgenres, est censée se dérouler en Floride pendant la Prohibition. Pour mille raisons que Wilder évoquait en 1993 avec verve dans ses mémoires Et tout le reste est folie, la production dut se rabattre sur San Diego, déjà plus proche d’Hollywood et surtout encore garante d’une architecture d’époque que la Floride avait gentiment éradiquée. C’est ainsi que le Del, abréviation affectueuse pour Hôtel del Coronado, fit son cinéma, en plein hiver, en morte-saison, quand il était fermé. En ville, Coronado, qui est relié à Downtown par le Coronado Bridge, est une presqu’île-village mutée en îlot de villégiature romantique, fort prisée des célébrités. Et aussi des présidents américains, puisque de Kennedy à Obama, pas moins d’une dizaine d’entre eux y eurent leurs pénates. Et avant eux Benjamin Harrison. Car l’hôtel fut bâti voilà 120 ans par Elisha Babcock et H.L. Story dans le but avoué d’en faire un phare du nouveau monde moderne. Certains hôtes descendus ici pour un séjour n’en repartirent jamais, trop heureux de vivre là, si près de l’océan, dans un luxe inédit. Parmi ses hôtes les plus illustres, dont Charles Lindbergh, il y eut le Prince de Galles. Et il se raconte que c’est ici qu’il rencontra pour la première fois la très divorcée Wallis Simpson, effectivement socialite régulière de San Diego. Aujourd’hui largement centenaire, devenu resort sans cesse agrandi, le Del affiche toujours son élégante et extravagante architecture victorienne balnéaire et abrite un complexe intégral d’hospitalité – plus de 670 chambres, suites, beach villas, cottages, de gastronomies avec cinq restaurants et bars, et de distractions nécessaires – piscine, tennis, spas... sans oublier la plus naturelle de toutes : la plage. On peut choisir de n’en pas sortir, ou en faisant quelques pas, de profiter du voisinage immédiat des beaux magasins et bonnes tables qui s’alignent tout le long d’Orange Avenue.

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