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jusqu’au 21 mars
Taxidermie, dans les coulisses du Museum, Museum National d’Histoire Naturelle, entrées au 57 rue Cuvier, 2 rue Buffon ou par la place Valhubert, Paris 5ème
Accès libre.
Taxidermie : les empaillés épatent la galerie
Mieux que l’Arche de Noé, la Grande Galerie de l’Évolution cache en coulisses un fantastique cabinet de taxidermie dont le photographe belge Jacques Vekemans révèle tous les recoins et les étapes de naturalisation d’une girafe, d’un mouflon ou d’un pingouin. Une paille...
Taxidermie. Art de préparer les animaux morts pour les conserver avec l’apparence de la vie. Fournie par le Petit Robert, la définition n’a rien de mortifère même si la langue parlée préfère évoquer, à propos de ce métier singulier, des mots plus « visuels » comme empailleur ou naturaliste. Bref, la taxidermie est donc l’œuvre du taxidermiste, métier dont le savoir-faire unique remonte au règne de Louis XV quand Buffon, intendant du Jardin du Roi depuis 1739, entreprit de transformer l’ancien Jardin des Plantes apothicaire en centre de recherches et en musée. Les collections d’espèces animales naturalisées qu’il ouvrit deux jours par semaine au public connurent alors un immense succès. Auteur d’un œuvre encyclopédique considérable, Buffon possédait aussi une mascotte alors célèbre : le chimpanzé Mocco qui finira lui aussi empaillé, tout comme la caille blanche rapportée d’une chasse par Louis XV. Ce sont, aujourd’hui, les deux pièces doyennes du Museum. Réaménagée voilà quelques années, la Grande Galerie de l’Évolution réunit l’immense chaîne des grands mammifères. Tous empaillés. Avec un art et une technique simplement fascinants, sortis d’un atelier unique dirigé des années durant par un magicien du genre, Jack Thieny, notablement spécialisé dans la naturalisation des grands spécimens tels les girafes et les éléphants. Un an durant, le photographe belge Jacques Vekemans a suivi, shooté cet atelier, ses coulisses et toutes les étapes de taxidermie. Autant de clichés curieux, drolatiques, surréalistes exposés au grand jour, dans le Jardin des Plantes et qui permettent de comprendre un processus qui n’a plus rien à voir avec ses origines : en effet, le taxidermiste ne travaille plus sur la dépouille animale comme jadis. Maquette, volume, ébauche, sculpture, costume, maquillage sont les étapes d’évolution d’un acte conservateur où le polystyrène et la mousse de polyuréthane ont supplanté les os et la peau. Profiter de cette vision décalée pour s’offrir une visite réelle du Museum et aussi de la galerie de Paléontologie, autrefois considérée par Paul Claudel comme le plus beau musée de Paris.
www.mnhn.fr
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